L’usine 4.0, le futur de l’industrie.

Publié le jeudi 28 juin 2018|Auteur: Salmson
Usine et Industrie 4.0

Auteur: Pierre Boyzer

Si l’usine 4.0 est une affaire de connectivité et de machines intelligentes, elle passe aussi par la performance énergétique des sites industriels, performance prise en compte seulement depuis peu.

Relancer l’industrie française : le sujet ne date pas d’hier !
Des pôles de compétitivité au redressement productif, les politiques ont pris à bras le corps la question de la désindustrialisation, qui s’accompagne de destructions d’emplois, de déficits commerciaux et de perte de compétitivité du pays.

L’usine 4.0 fer de lance de l’industrie du futur

L’usine 4.0 fait partie des pistes les plus prometteuses pour remettre sur le bon chemin l’industrie hexagonale, qui pour la première fois depuis bien longtemps a connu un solde positif net de créations de sites industriels en 2017.
Une tendance que la reprise économique de 2018 devrait confirmer.

Les performances énergétiques, facteur clé de compétitivité

Au delà du fait de posséder des machines intelligentes et connectées, un facteur de compétitivité industrielle réside dans les performances énergétiques des sites. Et les équipements techniques, et singulièrement les pompes, jouent un rôle-clé dans ces performances.
On estime en effet que sur 100 kWh consommés par une usine, seuls 41 sont réellement utiles au processus de production (source e-nergy.com) !
Jusqu’à récemment, on n’abordait pas l’usine comme un bâtiment standard et on ne cherchait pas à optimiser ses consommations.
A l’heure où les prix de l’énergie sont dérégulés pour les clients tertiaires et où chaque euro compte dans la compétition mondiale, cette source d’économie devient intéressante pour les exploitants. D’autant que le bilan environnemental de l’activité prend de plus en plus d’importance.

Bâtiment industriel versus bâtiment d’habitation

Il se trouve qu’on ne travaille pas la performance énergétique d’un bâtiment industriel comme de celle d’un bâtiment d’habitation.
En résidentiel, on accorde à juste titre beaucoup d’importance à l’isolation, pour  limiter les besoins de chauffage, puis on traite la part résiduelle liée aux équipements techniques.
Ce raisonnement ne peut être directement transposé à une usine. Le chauffage des bâtiments industriels ne joue pas un rôle aussi déterminant dans sa consommation énergétique globale, parce qu’on ne cherche pas à atteindre le même standard de température et parce que beaucoup de process dégagent par eux-mêmes de la chaleur, diminuant d’autant les calories à produire.

Le poids des équipements

Les équipements, en revanche, jouent un rôle déterminant.
L’éclairage de milliers de mètres carrés justifie ainsi le relamping, en remplaçant les néons ou les halogènes d’autrefois par des LED puissantes et très peu énergivores.
De même, les pompes jouent dans beaucoup d’industries un rôle-clé et pèsent lourd dans la consommation énergétique d’une industrie.
On estime ainsi que les pompes représentent 11 % de la dépense énergétique d’un bâtiment industriel en France (source Soes 2014), et atteint même 15 % pour une station d’épuration (source CRE) !

Coup double

Remplacer les pompes anciennes par des produits de nouvelle génération, faiblement consommateurs d’énergie, c’est donc réduire très sensiblement la facture, alléger le coût de production et améliorer le bilan environnemental d’un site industriel.
Cette opération n’est toutefois pas seulement interne, elle doit être pensée avec l’amélioration globale du fonctionnement de l’usine.
En effet, recourir à des produits plus efficients permet d’améliorer le processus de production.
La connectivité des produits facilite leur maintenance, mais aussi la lisibilité des informations et la compréhension générale de l’installation.
Ou comment faire coup double, en améliorant l’efficacité tout en bénéficiant des services de technologies de pointe !