économie circulaire : le gouvernement s’implique

Publié le vendredi 15 juin 2018|Auteur: Salmson
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L’état vient de dévoiler une nouvelle feuille de route pour une économie 100% circulaire. Il s’agit de 50 mesures qui constituent un véritable projet de société et donnent le cap d’un changement de modèle sociétal et économique.

Les constats sont là : en France, nous ne recyclons pas assez, et pas assez bien. Certaines industries sont même loin du compte. En présentant 50 mesures pour favoriser l’économie circulaire, le gouvernement cherche donc à appuyer sur l’accélérateur.

L’économie circulaire, le nouveau visage de l’écologie

La publication des 50 propositions gouvernementales marque un tournant décisif et volontariste vers une économie plus écologique.
Il s’agit de prendre aussi en compte les implications de tous les acteurs économiques ainsi que les améliorations à apporter chez chacun d’entre eux.
Il existe un potentiel de nouveaux métiers à faire émerger, de nouveaux comportements à accompagner et une meilleure adéquation avec notre environnement et avec nos ressources à trouver.
Une véritable économie de l’écologie est en train de voir le jour. Le gouvernement entend donc l’accompagner et l’aider à se développer plus efficacement.

Les propositions du gouvernement

L’idée principale est que notre modèle économique soit dominé par l’économie circulaire, plus vertueuse, et que le modèle linéaire disparaisse.
Voici donc quelques éléments clef du projet gouvernemental.

Innovation et nouveaux matériaux

La réutilisation des matériaux issus du recyclage représente un point important. Ceux-ci doivent être pleinement intégrés au circuit économique et les entreprises doivent y contribuer.
Ce sont elles qui permettront de réelles avancées. Comme, par exemple, trouver de nouveaux débouchés aux matières recyclées.

Protéger notre environnement

En respectant les équilibres de la nature et en évitant de surexploiter les richesses naturelles nous préserverons notre avenir et donc notre bien-être.
Réduire les pollutions diverses notamment les émissions de gaz à effet de serre reste une priorité.

L’emploi non délocalisable

Le travail est aussi au coeur des préoccupations. Cette nouvelle économie pourrait accélérer le nombre d’emplois non délocalisables.  Il s’agit de recycler sur place et non d’envoyer nos déchets à l’autre bout de la planète en toute irresponsablilité.

La feuille de route détaillée

La feuille de route présentée par le gouvernement, se divise en 4 volets, avec 50 propositions qui vont accélérer certaines pratiques impliquant notamment les entreprises industrielles.

– Le volet «mieux produire»

Il s’adresse essentiellement aux fabricants. 7 points y sont dégagés dont l’investissement productif, la gestion soutenable des ressources et l’affichage environnemental.

– le volet «mieux consommer»

Il comporte, quant à lui,  9 points dont certains d’intérêt pour les industriels.
Par exemple :  renforcer la réparation, renforcer l’information sur la disponibilité des pièces de rechange,  l’étiquetage obligatoire sur la «réparabilité» des équipements électriques et électronique.
L’éco-modulation et la REP (responsabilité élargie des producteurs) y sont également mentionnées. Enfin, il est question de lutter contre la publicité qui incite à la mise au rebut prématurée des produits.

– Le volet «mieux gérer les déchets»

C’est sans doute le plus complet puisque qu’il comporte pas moins de 23 points.
Certains sont à suivre plus particulièrement comme l’extension de la REP aux emballages professionnels ou les modifications sur les filières REP.
Autres points clés: l’adaptation de la fiscalité pour rendre la valorisation des déchets plus rentable économiquement que leur élimination, ainsi que la possibilité de sortie du statut de déchet pour favoriser le recyclage.

– Le volet «mobiliser les acteurs»

Avec 10 mesures, il entend faire évoluer les comportements et les pratiques de l’ensemble des personnes morales et physiques : citoyens, entreprises, collectivités.
Les actions au niveau européennes et internationales sont aussi présentes dans ce volet.

Ces pistes de travail sont pensées pour permettre aux industriels d’orienter leur outil productif et leurs investissements sur le long terme.
Ces propositions sont donc à suivre de près car de nouveaux moyens, sous la forme de nouvelles aides, vont être proposés pour accélérer cette économie « verte ».
Nous sommes au début d’un cycle et la publication par le gouvernement de ces 50 mesures ne peux que conforter ce mouvement.

 

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Statistiques et données :
– Ministère de la transition écologique et solidaire. lien feuille de route