Industrie connectée, mode d’emploi

Publié le jeudi 27 septembre 2018|Auteur: Salmson
Une usine connectée

L’industrie 4.0 ou la rupture technologique. L’usine de demain intégrera et optimisera les datas, pour une efficacité accrue de la production, moins de gaspillage et une meilleure compétitivité.

Un phénomène irréversible

Du simple objet connecté, jusqu’à une usine dans sa totalité, la production s’empare des possibilités offertes par le phénomène des données dématérialisées couplées à la robotique.
Dans de nombreux domaines la connectivité s’impose et notre quotidien en est déjà impacté.
Dans l’électroménager par exemple, il existe maintenant des brosses à dent qui enregistrent les données de brossage dans le but d’améliorer sa pratique quotidienne.
Dans le domaine de l’automobile, certaines voitures sont capable d’émettre une alarme au moindre signe d’endormissement du conducteur.
Dans le domaine de l’industrie, de nouveaux robots collaboratif, les Cobots, sont connectés au Cloud et dotés d’une intelligence artificielle impressionnante.

Retour en arrière

Historiquement les modèles industriels se sont toujours adossés aux évolutions technologiques pour mettre en place leurs mutations.
L’ère industrielle a débuté au XVIIIe siècle avec la mécanisation (permise par l’énergie du charbon).
Le début de la production en série a lancé la seconde révolution industrielle qui s’est imposé à la fin du XVIIIe siècle grâce notamment à l’énergie électrique.
Le XXème siècle a vu naître la 3ème révolution industrielle : l’avènement de la production automatisée, grâce à l’informatique et aux algorithmes.
Aujourd’hui le modèle 4.0 est en train de s’imposer via les réseaux de données qui communiquent en permanence avec les machines.

Modernisation de l’appareil productif

Il s’agit maintenant d’organiser la production avec l’ensemble des nouvelles technologies et notamment les nouvelles possibilités de connectivité.
De fait, les données sont exploitées à tous les niveaux de l’entreprise. Mais l’échange de data se fait aussi entre les usines, les produits fabriqués (eux-même de plus en plus connectés) et leurs utilisateurs finaux.

Des gains à tous les niveaux

Il en découle des possibilités de gains dans de nombreux domaines : optimisation maximale de l’outil de production (par exemple la mise hors tension automatique des outils non utilisés), baisse de gaspillage de matière première, baisse de stockage possible. La production gagne ainsi en flexibilité.

Un meilleur respect de l’environnement

L’usine 4.0 doit aussi répondre à une exigence qualitative toujours plus importante. Les processus de fabrication et les objets eux-mêmes l’intègrent donc davantage. Sans compter toutes les possibilités d’économies d’énergies, de réduction de gaspillage et de limitations d’émissions polluantes qui sont maintenant prises en compte dès la conception de l’usine 4.0.

De nouveaux débouchés

Les données fournies par les utilisateurs et celles enregistrées par les appareils constituent une nouvelle mine d’or. Ils donnent des possibilités de traçabilité poussée et un contrôle qualité accru.
De nouveaux services vont en découler. Le suivi permet d’éviter des pannes, de faire des ajustements très précis. Le retour d’information et d’expérience offre la possibilité de faire évoluer les produits au plus près des besoins.

L’hexagone à la pointe de l’innovation

Des pôles d’excellence voient le jour en France. Ils font office de modèles et doivent être mis en avant.
L’usine pilote 4.0 de Saclay, par exemple, s’étend sur 1200 m2 et présente 2 lignes de production « grandeur nature » permettant d’expérimenter des robots collaboratifs, l’impression 3D, la réalité augmentée ainsi que le big data.

Le campus de recherche d’Arcelor Mittal de Maizières-lès-Metz est aussi un formidable dispositif avec des outils de supervision à distance.

La fabrication de pompes hydrauliques

L’usine WSF de Laval constitue un exemple dans le secteur des pompes avec :

  • Des lignes automatisées.
  • 20 lignes d’assemblages modélisées en virtuel et donc optimisées avant leur mise en place (ce qui a permis d’éviter des frais supplémentaires et des erreurs).
Une communication tout azimuts

L’édition 2018 de la semaine de l’industrie a désigné l’usine connectée comme le nouveau cheval de bataille national pour réindustrialiser l’hexagone et gagner en compétitivité au niveau mondial.
Les compétences françaises en la matière sont indéniables et nous avons tout pour être aux avant-postes de l’usine de demain.
A nous donc de jouer afin de devenir une référence en la matière !

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Statistiques et données :
– L’Usine Nouvelle – L’automatisation, première application de l’intelligence artificielle – 11/08/2018
– L’usine Nouvelle : Usines extraordinaires – 27/07/2018
– La Tribune – La semaine de l’Industrie 2018 : focus sur l’industrie connectée ! – 05/03/2018
– La Tribune – Industrie 4.0 : la France plus que jamais dans la course à la compétitivité industrielle – 13/09/2018
– Les Echos – Industrie connectée ou comment l’IoT va révolutionner le marché – 12/03/2018

 

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